Fonds Jacques Brel

Notre regretté corniaud aimait à nous le rappeler : de tout temps, quand on traversait une période difficile et qu’on avait pas un franc pour guindailler, les habitués du bar de l’A.G. se sont toujours arrangés pour refiler des pintes à ceux qui avaient du mal à s’en payer, spontanément, sans prise de tête, ni calcul, en n’espérant rien en retour.

Jacques nous a quitté le dimanche 1er mars 2009 pour aller raconter aux étoiles comment c’était merveilleux ses 40 années passées à l’A.G., et ses anecdotes nous manquent beaucoup. Comme il l’entonnait souvent : “Un dimanche, sous les branches… Le soleil était radieux… Je partis pour la Bohême… Le seul pays où l’on s’aime…

Jamais en reste pour mettre une rafale à tous ceux qui étaient présents au bar, amis ou inconnus, Jacques perpétuait farouchement le bon esprit gembloutois.

La moindre des choses est donc de garder ces bonnes habitudes !

C’est pourquoi l’entièreté des 25€ des cotisations annuelles des Fistons non-metteurs de fûts constituera le Fonds Jacques Brel, qui servira uniquement à payer des verres à tous ceux qui ont très soif ! Cette réserve d’argent sera utilisée en fonction des occasions, avec une souplesse de gestion laissant une bonne place à l’improvisation selon les circonstances.

La Saint-Jacques qui aura lieu chaque année le vendredi suivant le 1er mars, sera d’ailleurs une très bonne opportunité d’en boire kêk’z’unes à son bon souvenir, après avoir été le saluer à Grand-Manil.

Pour mémoire, copie d’un message rédigé le lendemain de l’enterrement :

C’était une chouette journée hier pour Jacques.

On a appris un peu plus de détails sur son départ. Sa tante, en payant un dernier fût pour lui, a expliqué qu’il est mort à la sortie de son lit dimanche matin, d’une crise d’épilepsie. Elle passait prendre de ses nouvelles car elle avait appris la veille qu’il avait une angine.

La famille était très contente de notre présence en si grand nombre et nous remercie pour le Chant de la Fac, Jacques le chantait parfois quand il était avec eux.

Ils lui ont laissé son foulard et mis une photo de lui avec les étudiants dans le cercueil, il leur en parlait tout le temps.

Après un dernier coucou et plein de cartes de bar jetées dans son trou, on a bu un dernier verre cannelé avec Jacques et les fossoyeurs ont fait leur boulot, en plantant sur sa tombe le merisier que Coq avait amené, suite à une vieille promesse faite.

Purin, après, quelle guindaille, quelle cuite, il doit être fier de nous !

D’autres photos de la légende…

Solde du Fonds J.B.

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